Grâce à l’Uracen, l’AASDAF recherche de nouvelles ressources

«Grâce à l’Uracen, l’AASDAF recherche de nouvelles ressources » 

Ce mois-ci, rencontre avec Jean-Marc Watteau, président de l’AASDAF à Marcq-en-Barœul, et son assistante Eléonore Perovich, éducatrice-spécialisée.

La Gazette. Pourquoi avoir adhéré à l’Uracen ?

Jean-Marc Watteau. L’AASDAF, Association d’accompagnement scolaire dans et avec les familles, a en fait adhéré  à l’Uracen voilà une quinzaine d’années. Je ne suis président que depuis huit ans environ. Dans un premier temps, l’association se destinait à la réinsertion sociale de jeunes de 15 à 25 ans. Elle a été créée en 1998 à l’initiative d’éducateurs travaillant dans la quartier du Buisson à Marcq. On y constatait de nombreux décrochages scolaires pendant l’adolescence. Mais, au fil du temps, ces éducateurs ont compris qu’il fallait prendre en main les jeunes beaucoup plus tôt, en amont, dès l’âge des premiers apprentissages scolaires, en quelque sorte de façon préventive. Bref, c’est pour cela que nous avons créé cette activité permanente d’accompagnement scolaire à la maison, avec une multitude d’ateliers au siège de l’association salle Tabarly, rue des Entrepreneurs, dans le quartier du Plouich . En fait, il s’agit plus de faire comprendre aux parents leurs devoirs d’éducation et de suivi scolaire de leurs enfants que de s’adresser aux jeunes eux-mêmes en priorité. Mais les deux sont bien entendu liés. Nous avions besoin de beaucoup de choses : d’informations, de connaître les aides, de gérer des salariés et les charges sociales et de former nos bénévoles. C’est bien simple, l’Uracen nous a tout apporté ! Nous restons en contact avec elle régulièrement, d’autant que dans la recherche urgente de bénévoles, elle peut sans doute encore nous aider.

Où en êtes-vous aujourd’hui ?

Nous fonctionnons sur la base de partenariats avec des professeurs marcquois, les parents et des éducatrices spécialisées, et sur un principe binaire d’un ou une bénévole avec un enfant, toujours le même. Et au rythme d’une à deux heures par semaine avec, pour l’instant, trois éducatrices. Les écoles nous appellent quand un enfant ne va pas bien et nous commençons à entrer dans la vie de la famille, l’éducatrice spécialisée se rapprochant des parents et nous de l’enfant. Mais il faut trouver le bénévole ad hoc… Nous en avons 35 pour 37 jeunes.

Quelles actions menez-vous pour vous faire connaître ?

Nous sommes au marché de Noël à l’hippodrome, nous invitons la presse régionale, le bouche à oreille fonctionne, nous avons des ateliers parents et enfants ensemble autour d’une animation, des ateliers «parole» entre eux. L’Uracen nous aide dans nos contacts avec la CAF, la Ville, le conseil général du Nord, etc. Nos autres aides viennent d’Auchan, du Lions Club, de la Fondation de France, la Caisse d’épargne, la Fondation Tibériade et de fonds privés de certaines personnes.

Comment appréhendez-vous l’avenir ?

Nous sommes encore dans la phase de démarrage, financièrement nous dépendons des autres. Il nous manque 25 000 euros, quatre ou cinq enfants sont en attente de bénévoles.

21 juin 2013